La petite souris l'avait dit avant tout le monde ... Immochan ne se fera pas !
Immochan a renoncé à son projet d'implantion. Malgré tous ses efforts, Marc Antoine Jamet qui avait tout fait pour imposer ce projet, doit à présent accepter un échec dont il n'est malheureusement pas le seul à pâtir. Les habitants de Val de Reuil, de son germe de ville notamment, ont un sentiment d'abandon que reforce l'échec du projet mal conçu, dans tous les sens du terme.
Revenons à l'origine du projet qui a vu Immochan faire part à M. Jamet de son projet de création de grande surface que la Communauté d'agglomération découvre fortuitement. Il s'agit bien au départ de créer une grande surface concurrençant Tourville La Rivière. Il est relié à un projet de constrction immobilière recréant un centre ville à l'écart de son germe de ville. L'essentiel du projet reste comemrcial et n'est absolument pas étudié en partenariat ni avec la Case ni avec les représentants des commerces locaux.
Rappelons que la Case a la compétence du développement économique et du commerce, et qu'à ce titre, les négociations menées en sous-main entre un maire et un grand groupe industriel n'ont de sens que si elles s'inscrivent dans le sens de l'intérêt général et du développement global du territoire. La Communauté d'agglomération est faite pour ça : éviter une concurrence néfaste entre les communes pour promouvoir un développement harmonieux des activités sur le bassin de vie. Mais visiblement l'harmonie, la qualité de vie, Marc-Antoine Jamet n'en a pas grand chose à faire. L'important est que tous les projets passent par lui et enrichisse son réseau relationnel.
Mais l'exercice a ses limites. Peu importe que le maire soit dans le privé secrétaire général d'LVMH, jamais un investisseur ne prendra le risque de plomber son activité pour faire plaisir à qui que ce soit. Tout juste pourrait-il rejeter la faute sur "le manque de soutien politique " pour reprendre les termes de la lettre du directeur d'Immochan, dans une lettre adressée au président de la Case et que Jean-Charles Houel s'est empressée de reproduire sur son blog avant même que le courrier ne soit parvenu ... Mais passons sur cet épisode farfelu qui ne change rien sur le fond.
La crise économique et le refus de prendre des risques inutiles de la part des promoteurs a fait le deuil définitif du projet. Immochan ne s'implantera pas à Val de Reuil, une commune de 12.000 habitants, qui manque cruellement de l'animation que pourrait lui apporter un centre commercial.
Val de Reuil a besoin de commerces, c'est certain, de commerces de proximité. Il en a un besoin urgent. La mauvaise stratégie de son maire remet cela à plus tard. Ne serait-il pas temps de demander aux habitants de Val de Reuil quels sont leur réels besoins et leurs projets avant que de décider à leur place le devenir d'une cité qu'on est en train de déséquilibrer profondément en transformant une ville nouvelle en cité pavillonnaire sans âme, en l'isolant ce qui aurait dû être son germe de vie.
M. Jamet, porteur du projet, s'est planté. Ce n'est pas bien de vouloir rejeter ses fautes sur ses petits camarades. Mais il pourrait se faire pardonner en porposant au débat rolivois un vrai projet de développement, urbain incluant aussi une logique commercial.