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Mercredi 16 Juin 2010
L'Assemblée nationale a adopté ce mardi en première lecture le projet de loi NOME (Nouvelle Organisation du Marché de l’Electricité), par 294 voix contre 212.
Ce projet de loi, dicté par Bruxelles, continu l’entreprise de démolition du service public de l’électricité pourtant envié par de nombreux pays. C’est délibérément effacer les efforts de la France à être pourvue d’un service public performant avec une électricité la moins chère d’Europe.
Déjà, nous avons suivi le feuilleton de la désintégration du Groupe EDF/GDF par la vente de cette dernière à Suez. Nous assistons à la privatisation rampante de La Poste avec pour conséquence un service de plus en plus mal assuré et la fermeture de nombreux bureaux. Nous pouvons présager avec angoisse l’avenir de la Sncf et de la Ratp. Il est vrai que pour ces dernières, les grèves récurrentes ne jouent pas en faveur de la défense du Service public.
Au moment ou le libéralisme sauvage et ses dérives bancaires sont un piteux exemple de ce qu’il ne faut pas continuer de faire, il est bon de se souvenir de la volonté du Général de Gaulle de doter notre pays d’un service public de l’électricité puissant afin d’assurer notre indépendance énergétique. Et Nicolas Dupont-Aignan a raison de souligner « qu’il est illégitime de le mettre en cause aujourd’hui, pour permettre à des opérateurs privés parasites, incapables d’offrir un meilleur prix, d’exister sur le marché français de l’électricité. Cette manière d’ouvrir le marché est logiquement ubuesque, puisqu’elle consiste à créer une distorsion de concurrence au détriment de l’entreprise mieux-disante, à notre propre détriment ! »
Le renchérissement des tarifs, aura aussi pour conséquence de pénaliser les français et la compétitivité de la France. A partir de 2015, la Commission de régulation de l’énergie (CRE), et non plus les ministres de l'Energie et de l'Ecologie, sera chargée de fixer ces prix. Aussi, la facture des particuliers pourrait bien augmenter. De 11,4%, puis de 3,5% par an, soit jusqu'à 25% d'ici 2015, selon les estimations de la CRE.
Quand on constate l’état déplorable de la distribution de l’eau, il est aussi à craindre le désengagement d’Edf dans la maintenance du réseau national pour lorgner vers des profits plus juteux à l’étranger.
Le texte de loi NOME doit maintenant être discuté à la Chambre Haute. Souhaitons que les Sénateurs pèsent de tout leur poids pour « éclairer » les députés lors du retour de la loi devant l’Assemblée.
Laissons le dernier mot à Nicolas Dupont-Aignan devant l’assemblée Nationale : « Des actionnaires qui s’empiffrent, des Français qui trinquent, le tout sous le regard repu d’une Commission de Bruxelles trop contente d’avoir détruit un service public majeur, autant qu’un fleuron national. »
Sylnès
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Mardi 4 Mai 2010
Selon la Banque des Règlements Internationaux (BRI), les banques françaises sont endettées en Grèce a près de 79 milliards d’€uros sur un total européen de 189 milliards.
Depuis le début du week-end du 1° mai, les banques françaises tentent de rassurer l’opinion en envoyant des porte-paroles sur les différents médias : Bnp-Paribas qu’elle est concernée pour partie « négligeable » et le Crédit Agricole laisse entendre un risque « chiffré » à 1 milliard d’€uros.
Ce qui serait intéressant, ce serait de connaître les vraies raisons qui ont attirées les banques françaises à investir des produits financiers en Grèce.
Pour Bnp-Paribas, serait-ce des prêts à l’industrie et au commerce ? Et pour le Crédit Agricole, comme son nom ne l’indique plus, serait-ce des prêts aux paysans Grecs ?
Il ne semble pas que ce soit l’attrait commercial, industriel ou agricole qui soit le nerf de leur présence dans ce pays… Ne risque-t-on pas une fois de plus d’être mis devant le fait accompli de « financiers » ou traders peu scrupuleux qui se sont enrichis sur le dos des épargnants. Ne va-t-on pas assister une fois de plus au laisser-faire, laisser-aller à l’opposé d’une gestion en père de famille selon l’expression usitée.
Une fois de plus, les exemples de mauvais placements par nos banques éclatent au grand jour : l’acquisition cauchemardesque d’Emporiki par le Crédit Agricole (24 milliard d’euros d’engagement), Idem pour la Société Générale avec Geniki.
Pendant ce temps, on peut rire jaune en entendant Christine Lagarde se préoccuper du contrôle des agences de notation plutôt que de mettre sous tutelle les banques qui ont et continuent allègrement à jouer aux Lehman Brothers avec des produits pourris.
Car, ne nous trompons pas : la plupart des placements opérés par les traders des banques françaises viennent des épargnes des contrats d’assurance vie des français placés en €uros obligations. Les acquisitions pourries effectuées en Grèce ont été réalisées avec cette épargne. Qu’en adviendra-t-il si demain la Grèce se trouve en faillite malgré la rustine du plan de « sauvetage » de ce week-end ?
Selon des sources provenant de ces agences de notation qui déplaisent tant à notre Ministre française de l’économie, Dexia serait encore dans le collimateur des pertes qui pourraient s’élever à plus d’un tiers de son actif.
Aujourd’hui, ce sont les actions pourries Grecques qui commencent à alarmer tout ce petit monde des finances. Qu’en sera-t-il demain avec l’Espagne, le Portugal, l’Italie… ?
Attendons-nous à ce que « silence radio » soit le mot d’ordre général (banques et médias) avant que le scandale n’éclate au grand jour.
Selon une phrase qui revient souvent au « Café du commerce » : Qui va payer ?
Il est loin le temps où un Président de la République Française déclarait : « la politique de la France ne se fait pas à la Bourse ». Ce n’était ni un libéral, ni un socialiste !
C’était le Général De Gaulle.
Sylnès
Photo : tijuana.fr
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Lundi 3 Mai 2010
P ar le plan ‘‘d’aide’’ à la Grèce, nos dirigeants européens créent un tonneau des Danaïdes suicidaire pour les peuples qu’ils ont en charge.
L’inconséquence et la facilité de ces ‘‘élites’’ à dépenser sans compter l’argent qui ne leur appartient pas les amènent à imposer aux peuples des politiques contraires à leur volonté et à leurs intérêts.
Le plan de rigueur extrêmement sévère imposé au peuple Grec par l’Europe et le FMI est une euro-camisole, prélude à ce qui devrait être étendu prochainement au Portugal, à l’Espagne et peut-être demain à la Grande-Bretagne, l’Italie et la France.
Un plan drastique imposé par les gouvernements majoritairement libéraux et soutenu par le FMI du très socialiste Strauss-Kahn qui aura pour conséquence, une fois de plus, l’étranglement des classes moyennes et laborieuses : gel du salaire des fonctionnaires pendant trois ans, suppression des 13ème et 14ème mois, deuxième hausse de la TVA l’a portant de 21 à 23%, augmentation de 10% des taxes sur les carburants, relèvement de l’âge de départ à la retraite à 67 ans, réduction des investissements publics et instauration d’un fonds d’aide au système bancaire. Ce dernier étant une fois de plus sans contrepartie d’une intervention de l’Etat dans leur fonctionnement.
Résumons : le peuple doit payer les erreurs de ses gouvernants et les banques doivent continuer à faire couler la pluie pour certains et faire rayonner le beau temps pour les privilégiés.
Ce que l’on ne dit pas, c’est que faute de dévaluation, la récession Grecque devrait ‘‘s’installer’’ durablement. La baisse du PIB commencée depuis 2009 continuera à alourdir la dette et les efforts imposés, après la Lettonie et l’Irlande deviendront sournoisement « la norme » édictée pour l’ensemble des peuples d’Europe avec l’onction du très ‘‘socialisant’’ FMI dont on sait les ravages qu’il provoque, notamment en Afrique.
Avec les USA, l’Europe est plus que sévèrement frappée par les crises. Hier, c’est le ‘‘sauvetage’’ des banques sans aucune mise en place d’un bouclier pour éviter un énième répétita. Aujourd’hui, on procède au ‘‘sauvetage’’ des Etats tout en proclamant sans rire que l’€uro-fort est la panacée à tous nos problèmes, alors que l’on peut sérieusement prévoir une catastrophique dépression économique.
Le fort taux d’abstention aux régionales et l’échec programmé (ou orchestré ?) des manifestations du 1° mai devraient alarmer la classe politique et syndicale. La conjonction des gouvernements libéraux et socialistes, parrainés par le FMI socialisant (un autre machin, pour paraphraser De Gaulle) interdit tout espoir d’alternance idéologique et économique et nous préparer un retentissant Lehman Brothers des états.
Après avoir sacrifié le travail industriel et paysan au seul profit financier de la mondialisation, c'est délibérément la volonté d'abandonner les valeurs du travail.
A force de désespérer le peuple, celui-ci finira par se révolter contre le veau d’or de la pensée financière unique.
Sylnès
Mis en ligne par Lacaze à 6h30 dans SYLNÉS 7 commentaires
Mardi 1er Décembre 2009
La Suisse a la gueule de bois (Le Parisien)
Les Suisses s'inquiètent des réactions des pays musulmans
(20minutes.fr)
L’onde de choc du “non” aux minarets atteint la France
(France Soir)
Le vote Suisse ou les limites du référendum populaire
(L'Express)
C ’est peut être ce dernier titre qui mérite réflexion sur la dernière votation Helvétique : ‘‘Les limites du référendum populaire’’. Mais alors, quid de la ‘‘démocratie participative’’ ? prônée par les socialistes français de tous poils. N’ont-ils pas ce mot à la bouche à longueur de discours démagogiques pour pallier l’absence de programme novateur pour la France et les Français.
C’est ce qui fait la différence entre Europe Ecologie et le Parti Socialiste : Les premiers ont un programme que l’on devrait discuter, (cela dépend aussi des interlocuteurs locaux). Le deuxième se contente de discours verbeux pour flatter leur égo et entretenir l’égoïsme.
Le refus des Suisses à 57,5% de construction de minarets est le reflet exprimé d’une peur de perdre une identité transmise aux générations depuis plusieurs siècles face à un prosélytisme islamique. Ne doutons pas un instant du résultat d’un vote similaire en France. Non seulement le taux de participation bousculerait les prévisions, mais le verdict des urnes pourrait être plus conséquent que celui de Suisses.
A défaut des ‘‘pleurnicheries électoralistes’’ des ténors de Droite et de Gauche, sur le sort de notre microcosme national, il est urgent :
1° de faire respecter la Loi sur la laïcité, une et indivisible, partout sur notre territoire ;
2° que les Musulmans modérés sortent de leur silence pour soutenir ceux qui défendent une conception éclairée de l'Islam et se structurent pour adapter leur religion à notre siècle.
Nos gouvernements, toutes étiquettes politique confondues, ont la responsabilité d’avoir soutenu ou favorisé des gens insoutenables tels que de nombreux imams à génération spontanée ou des recteurs groupusculaires, souvent financés de façon occulte.
Ils auraient été plus sages de tendre l’oreille aux propos tenus par Soheib Bencheikh (l’ancien Grand Mufti de Marseille) pour qui «Il n'y a pas d'avenir pour l'Islam sans laïcité : ou il marche avec son siècle, ou il reste à la marge de la société moderne.»
De même, nos journalistes, plutôt que d’ouvrir leurs colonnes, leurs écrans ou leur ondes à des Tariq Ramadan pernicieux, auraient été plus avisés et plus crédibles si depuis 2004, ils avaient promu ‘‘LE MANIFESTE DES LIBERTÉS’’ qui souhaite une modernisation de l’Islam par ‘‘un travail de désacralisation des interprétations classiques, par une relecture des textes à la lumière d'une intelligence neuve, pour une laïcité vivante, contre la misogynie, l'homophobie, l'antisémitisme et l'islam politique’’
Il n’est jamais trop tard pour en parler !
Sylnès
Mis en ligne par Lacaze à 15h00 dans SYLNÉS Aucun commentaire
Lundi 6 Avril 2009
Le FMI voit ses ressources tripler.
La France et l'Allemagne obtiennent gain de cause sur la régulation des marchés financiers.
La Chine, forte de ses 2 000 milliards de dollars de réserves, conforte son influence dans ‘‘le Gouvernement mondial’’.
N’en déplaise aux grincheux ou aux furieux de la gauche française, ce sommet restera comme « Historique ».
Il aura été impulsé par Nicolas Sarkozy.
Il aura été encadré par le couple Merkel-Sarkozy.
Il aura été managé par Obama.
Il aura été observé avec satisfaction par le directeur du FMI.
N’en déplaise aux grincheux ou aux furieux de la gauche française, la fermeté homogène du couple franco-allemand aura été victorieuse pour exiger la régulation des marchés financiers.
N’en déplaise aux grincheux ou aux furieux de la gauche française, c’est le Président Chinois Hu Jintao qui a exigé une réforme rapide du FMI, afin qu’il devienne une organisation représentative des nouveaux équilibres du monde.
Barack Obama : «A une époque où nos économies sont reliées plus étroitement que jamais auparavant, le monde entier a été frappé par cette récession dévastatrice. Et aujourd'hui, les dirigeants mondiaux ont répondu avec un ensemble sans précédent d'actions exhaustives et coordonnées».
Dominique Strauss-Kahn : «le plus grand plan de relance coordonné jamais décidé ».
Dmitri Medvedev : «un pas dans la bonne direction».
Angela Merkel : « un compromis historique pour une crise exceptionnelle».
Nicolas Sarkozy : « C'est sans précédent, l'axe franco-allemand a bien fonctionné, Gordon Brown a été un président du G20 parfaitement honnête, le président Obama a aidé à trouver le consensus» … « Un 3e sommet du G20 aura lieu à New York en septembre, pour une évaluation de tout ce qu'on a décidé».
Au terme de ce sommet, les membres de l’OTAN devaient se retrouver à Strasbourg.
Etonnant ces reportages en boucle des médias sur les voyous-casseurs.
Etonnant ces journalistes qui se sont contentés de relever que les voyous-casseurs portaient tous l’uniforme des chemises brunes… omettant que c’était l’uniforme de sinistre mémoire des membres du Parti national-socialiste, qui porta au pouvoir un certain Hitler… Il y a danger à écouter ceux qui vous promettent des lendemains qui chantent...
SYLNÈS
Mis en ligne par Lacaze à 20h52 dans SYLNÉS Aucun commentaire
Mardi 17 Juin 2008
Les eurodéputés ont adopté, ce mercredi 18 juin, la directive "retour", un projet de loi très critiqué par de nombreuses ONG visant à harmoniser les règles d'expulsion des sans-papiers dans l'Union européenne.
Résultat d'un compromis conclu avec les 27 Etats membres, ce projet de loi a été approuvé par 367 voix contre 206 et 109 abstentions. Les amendements proposés par les opposants ont été à chaque fois rejetés avec des écarts de plus de 100 voix.
La directive ne concerne pas le Danemark et le Royaume-Uni qui, malgré une durée de rétention illimitée, ne sont pas liés par le texte, car ils n'appartiennent pas à l'espace Schengen.
Explications :
LE RETOUR VOLONTAIRE
Le sans-papier se voit prioritairement accorder un délai allant de 7 à 30 jours pour son "retour volontaire", qui peut être allongé d'une durée "appropriée" en fonction des circonstances (enfants scolarisés, autres liens familiaux et sociaux...).
PAYS DE RETOUR (les demandeurs d'asile ne sont pas concernés)
Le texte pose le principe du "retour" de tout clandestin en situation irrégulière soit vers son pays d'origine, soit vers un pays de transit avec lequel des accords ont été passés, soit vers un autre pays où il décide de son plein gré de retourner, pourvu qu'il y soit admis.
LA RÉTENTION
Elle est décidée en cas de "risque de fuite" ou si le sans-papier refuse son expulsion. Le texte garantit notamment aux ONG l'accès aux centres de rétention, la possibilité de recours effectif contre les décisions d'expulsion, et le droit du sans-papier à l'assistance juridique.
DURÉE DE RÉTENTION
La durée maximale de rétention est de six mois, mais peut être prolongée jusqu'à 18 mois en cas de "manque de coopération" du sans-papier ou de retards pour obtenir des pays tiers les documents nécessaires. Au-delà des 18 mois, lorsqu'il apparaît que l'expulsion n'est pas possible, le sans-papier est remis en liberté.
Pour information, la durée de rétention est illimitée dans sept pays européens (Danemark, Estonie, Finlande, Lituanie, Pays-Bas, au Royaume-Uni). Les pays aux dispositions plus favorables comme la France et la Grèce (32 jours de durée maximale) ne seront pas obligés de s'aligner. En Allemagne, elle est déjà fixée à 18 mois. Mais le texte ne changera rien aux législations en vigueur en Irlande, au Royaume-Uni, ainsi qu'au Danemark, ces trois Etats bénéficiant d'exemptions dans le domaine de la Justice et des Affaires intérieures.
INTERDICTION D'ENTREE DANS L’U.E.
Une expulsion est suivie d'une interdiction d'entrée de 5 ans maximum, voire plus en cas de "menace grave" pour l'ordre et la sécurité.
MINEURS ET FAMILLES
Les mineurs non accompagnés et les familles avec mineurs sont placés en rétention "en dernier ressort". Le texte garantit également "l'accès à l'éducation" des mineurs et demande aux Etats membres de prendre en compte "l'intérêt supérieur de l'enfant". Mais il autorise l'expulsion de mineurs non accompagnés vers des pays où ils n'ont ni tuteur ni famille, pourvu qu'il y ait sur place des "structures d'accueil adéquates".
Il est à noter que c’est la première fois que le Parlement européen se prononce sur un texte relatif à l’immigration.
Visant prioritairement la facilitation au départ volontaire des clandestins, la principale mesure concerne la durée maximale de rétention. C’est un premier pas dans la limite des abus.
Cependant, Il aurait été judicieux que le Parlement européen s’entende sur une politique commune d’immigration, et sur les moyens drastiques à mettre en place pour enrayer cette émigration sauvage au péril de la vie de ceux qui sont manipulés par des maffias et d’encourager le développement économique de nos anciennes colonies dont nous n’avons pas le droit de nous défausser.
SYLNÈS
Mis en ligne par Lacaze à 20h45 dans SYLNÉS Aucun commentaire
Lundi 16 Juin 2008
Le refus irlandais du traité de Lisbonne n’est que la répétition des référendums Français et Hollandais. Une fois encore, les dirigeants européens n'ont guère écouté le message de leurs concitoyens.
Après avoir réalisé l’Europe financière avec l’Euro, il devient urgent qu’un signe fort de démocratie soit pris en compte par les instances gouvernementales, en commençant par démocratiser le fonctionnement du Conseil européen des chefs d’Etat et de gouvernement.
Sylvie Goulard, http://www.sylvie-goulard.eu/ Présidente du Mouvement européen France estime que le Conseil européen, qui se réunit quatre à six fois par an et qui décide à l’unanimité, est «le trou noir de la démocratie» : «Ils sont au sommet de la pyramide européenne mais ils ne sont responsables collectivement devant personne.»
Elle poursuit en précisant « qu’aucun des chefs n’a été élu sur un programme européen. Et pourtant, ils décident de toutes les questions importantes, comme le budget européen, le choix des dirigeants ou encore les frontières de l’Union, c’est-à-dire de tout ce qui intéresse les citoyens. Le problème de la démocratie dans l’Union, c’est eux».
«Il faut sortir de ce système de directoire», admet Jean-Pierre Jouyet. Wolfgang Schaüble propose ainsi que le président du Conseil européen soit élu au suffrage universel direct…
Continuer avec le traité de Nice n'est pas une solution. Cela reviendrait à maintenir le statut quo, donc le règne de l'unanimité, une situation ingérable à vingt-sept et qui le sera encore plus après les prochains élargissements.
Une autre solution serait de donner un mandat constituant au Parlement européen, qui sera élu l'an prochain, avec pour mission de rédiger un nouveau traité d'organisation des pouvoirs en Europe. Malheureusement, cette possibilité est difficilement applicable, car comme le souligne Angela Merkel : «Le pouvoir constituant appartient aux Etats. Pour qu’il en aille différemment, il faudrait modifier non seulement les traités européens mais aussi l’ensemble des constitutions nationales. Et ça, ce n’est pas pour demain.»
L’EUROPE DOIT ETRE ATTENTIVE AUX PROBLEMES QUOTIDIENS DE SES CITOYENS.
l’Union aura un sens pour les citoyens que si elle s’intéresse à la vie des gens : «Nous avons un devoir d’être plus efficaces au service de la vie quotidienne des Européens», a ainsi plaidé samedi Nicolas Sarkozy. Le Président veut par exemple «qu’on débatte du prix du pétrole lors du sommet de jeudi et de vendredi», souligne l’Elysée. «La Commission sait très bien être réactive pour les catastrophes naturelles dans les pays tiers en envoyant de l’aide d’urgence. Pourquoi ne pas réagir de la même façon dans l’Union quand il y a des catastrophes économiques ?» estime Jean-Pierre Jouyet.
RENFORCER LA LEGITIMITE DU PARLEMENT EUROPEEN
Pour cela, il faut une volonté politique des Etats membres qui modifie sérieusement le fonctionnement de cette institution, en supprimant la Commission au profit d’une instance gouvernementale élue par le Parlement Européen. Dans cette perspective, les citoyens se sentiront concernés par les prochaines élections européennes prévues en juin 2009, sinon on risque fort de les démobiliser une fois de plus et de perdurer dans cette idée ressentie par nombre d’européens que l’Europe est tenue en mains par un « machin » monopolisé par des fonctionnaires omnipotents.
«Si nous voulons que les citoyens soutiennent l’Europe, nous devons créer une Europe des citoyens», prévient le président du Parti socialiste européen, le Danois Poul Nyrup Rasmussen.
SYLNÈS
Mis en ligne par Lacaze à 16h08 dans SYLNÉS 1 commentaire
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