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Mercredi 29 Octobre 2008

CHIC, CHOC

    

La période que nous traversons par ces temps de crise est hyper riche en actualités.

Aussi, après notre article sur le Contrat d’Agglo et avant un scoop sur « la Halle sportive » et un billet sarcastique sur Bruno Lemaire qui fait du tourisme dans notre Case bien aimée, nous publions le petit billet que nous a envoyé Papy27 pour vous faire sourire, à défaut de rire jaune.


Pour rester en bonne santé, on nous dit qu'il faut manger 5 légumes et 5 fruits par jour.


Je suis  allé voir mon banquier, il est au top du top.


Il m'a dit :


- Vos  comptes, c'est la fin des haricots.


- L'oseille n'a plus la cote.


- Vos placements ont fait chou blanc.


- Dans quelques  jours, vous n'aurez plus un radis.


- Il ne vous reste plus qu'à prendre un avocat.


 Je lui ai répondu :


- Si je comprend bien, je n'ai plus de poire pour la soif,


- plus de cerise sur le gâteau.


- Mes économies sont mi-figue, mi-raisin,


- en plus je ne peux  pas ramener ma fraise.

Toutes ces années de labeur, pour des prunes.


Je suis sorti de la banque en chantant à tue-tête :


'Le FRIC, c'est CHIC'


    Papy 27


Mardi 21 Octobre 2008

Au Café du Commerce


   Papy 27

 

Robert : C’est quoi cette usine à gaz qui doit remplacer le Rémi ?


 Pol-jacques : Voyons, c’est le Rsa, comme Rendre la solidarité active !


 R : Mais le Rémi, c’est actif aussi. Regarde, ça fait 10 ans que j’y suis et tu crois que j’m’amuse ? je suis surbooké. Peinture par-ci, Placoplatre par-là.


 P-J : Je te parle pas de ce que tu fais. Le RSA, cela va permettre à une personne travaillant à 60 %, en contrat de RSA, d’avoir des ressources équivalentes à celles dont dispose un salarié à temps plein payé au SMIC, et même supérieures si l'on tient compte des avantages connexes au RMI, dont continueront à bénéficier sans limite de temps, les bénéficiaires du RMI.


 R : Je comprends, en fin de compte, les salariés payés juste au-dessus du SMIC (16 % des salariés) vont vivre très mal cette situation au quotidien.


P-J : En enrichissant les travailleurs pauvres, on risque bel et bien de les maintenir dans la trappe du temps partiel et de décourager les salariés à temps plein. Ces derniers seront révoltés de ne pas gagner plus alors qu'ils travaillent plus. Nombre d'entre eux font partie des 12 millions de Français taxés d'office de 1 milliard d'euros pour financer le Rsa.


R : Alors, moi j’préfère rester avec mon Rémi et continuer de travailler à plein temps.


P-J : Mais t’es jamais contrôlé ?


R : Rigole, mon n’veu, une convoc tous les six mois au CJM.


-Bonjour, çà va ?


-Ah la, la, y a pas d’boulot, ma bonne dame.


-Ah oui, c’est la faute au gouvernement !


-Vous avez raison ma bonne dame, mais qu’est-ce que j’peux faire ? je cherche, je cherche, mais j’trouve rien.


-Allez, ne désespérez pas, cela changera un jour et vous aurez du boulot.


-Oui, mais ceux qui veulent la place, ils y étaient quand je suis tombé dans le rémi.


-Non, ceux qui vont venir, ce ne sont pas les mêmes !


-Ah chouette, madame. Vous devez avoir raison, mais je croyais que ceux qui voulaient la place c’étaient Fabius, Aubry, Royal, Lang…


-Silence de la dame…puis :


-Allez cher monsieur, bon courage, au revoir et à dans 6 mois


P-J : C’est tout ?


 R. Qu’est-ce que tu crois, mon vieux pote, c’est l’administration. Cool, zen, mais réglo.


P-J : Si j’ai bien compris, tu vas rester au Rmi ?


R. : Je veux, mon n’veu.


P-J : Tu sais qu’il existe un pays nordique où, après l’expérience permissive du RMI, ils ont optés pour une mesure différente. Tous les matins, les rmistes doivent se rendre chez le Bourgmestre afin de travailler toute la journée pour la commune. En fin de mois, ils touchent le smic sans autres avantages. Ils sont encadrés un matin par semaine par des placiers professionnels et sont accompagnés chez des entreprises du secteur. Ce qui fait qu’ils ne restent pas longtemps au Rmi.


 R. : C’est pas vrai !


P-J : Si, si. C’est la logique du pas de revenu sans contrepartie d'activité. Tu crois pas que c'est une question de dignité pour les individus et d'efficacité pour la société ?


R. : T’as p’tête raison, mais c’est pas marrant dis-donc c’pays.


P-J : C’est la logique de responsabilité de l'initiative et de l'accompagnement des projets individuels qui l'emporte sur celle de l'assistance.


R. : Ah ouais, t’as raison. Allez, appelle la serveuse pour qu’elle nous remette ça, on est en France !


    Papy 27

Mardi 14 Octobre 2008

CRISE DES SUBPRIMES

    Papy 27

Plusieurs lecteurs de notre blog, nous ont fait part de leur désir d’avoir un billet d’humour par ces temps de crise.

C’est pourquoi, nous sommes heureux d’accueillir PAPY 27, dans le collectif de Lacaze, la petite souris de Val de Reuil. Il nous enverra de temps en temps un petit ballon d’oxygène. Bienvenue à papy 27 !

CRISE DES SUBPRIMES

Une explication  très simple pour ceux qui essayent encore de comprendre.

Alors voilà, Mme. Bellemine a une buvette à Valdeleure, en Normandie.

Pour augmenter ses ventes, elle décide de faire crédit à ses fidèles clients, tous alcooliques, presque tous au  chômage de longue durée.

Vu qu'elle vend à crédit, Mme. Bellemine voit augmenter sa fréquentation et, en plus, peut augmenter un peu les  prix de base du "calva" et du ballon de rouge.

Le jeune et dynamique directeur de l'agence bancaire locale, quant à lui, pense que les "ardoises" du troquet constituent, après tout, des actifs recouvrables, et commence à faire crédit à Mme. Bellemine, ayant les dettes des ivrognes comme garantie.

Au siège de la banque, des traders avisés transforment ces actifs recouvrables en CDO, CMO, SICAV, SAMU, OVNI, SOS  et autres sigles financiers imbitables.

Ces instruments financiers servent ensuite de levier au marché actionnaire et conduisent, au NYSE, à la City de Londres, aux Bourses de Francfort et de Paris, etc., à des  opérations de dérivés dont les garanties sont totalement inconnues de tous  (c.à.d., les ardoises des ivrognes de Mme Bellemine).

Ces "dérivés" sont alors négociés pendant des années comme s'il s'agissait de titres très solides et sérieux sur les marchés financiers de 80 pays.

Jusqu'au jour où quelqu’un se rend compte que les alcoolos du troquet de Valdeleure n'ont pas un rond pour  payer leurs dettes.

La buvette de Mme. Bellemine fait faillite. Et le monde entier l'a dans le c...

 Papy 27


    

 
     

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