UN PEU D’HISTOIRE
Initialement prévue à Rouen, du temps du maire socialiste Yvon Robert, la halle d’athlétisme a été détournée de son affectation locale par Laurent Fabius, quand Pierre Albertini est devenu maire de Rouen…
Les crédits d’investissements ayant été alloués par l’Etat, Jean-Louis Destans, Président du Conseil général de l’Eure, proposa d’implanter la halle sur le département de l’Eure, puis le maire précédent, Bernard Amsalem, aujourd’hui, président de la fédération d’Athlétisme jusqu’en décembre 2008, est intervenu pour que l’affectation définitive soit à Val de Reuil.
Il faut savoir, que cet équipement appartient au département, qu’il est destiné à l’entraînement de sportifs nationaux et régionaux de haut niveau et que son coût de construction initialement estimé à 8,5 millions d’€uros atteint la somme pharaonique de 11,626.811 millions d’€uros, sans construction de parking pour les voitures et les cars lors des manifestations.
Reste à assumer le coût de fonctionnement. Et c’est là que le bât blesse…
LE CONSTAT
Dans un compte rendu d’une réunion tenue le 12 décembre 2006, (que nous tenons à disposition) Michaël Amsalem (le fils de l’ancien maire, conseiller municipal de Val de reuil, chargé du sport... et responsable communication sport à la Région...) affirmait « que le coût estimatif de fonctionnement s’élèverait à 300.000 €uros… » Il déclare même : « une première approche montre que quatre personnes seraient nécessaires pour assurer un bon fonctionnement : un directeur, un poste de secrétariat et 2 agents. » !!!
Aujourd’hui, compte tenu qu’il n’a pas été prévu de panneaux solaires pour réduire les frais de chauffage et que le maire de Val de reuil a exigé (comme pour les locataires des 3F) un chauffage au gaz…son coût de fonctionnement, prévoyant aujourd’hui, un encadrement de 15 personnes, est estimé à 1 MILLION d’€UROS PAR AN (selon les propres dires de MAJ lors du Conseil communautaire de la CASE du 23 octobre 2008) qui devront être supportés par les contribuables de Val de reuil…BONJOUR NOS IMPOTS !!!
LE COUP DE JARNAC
Alors que le Conseil communautaire s’apprêtait à voter une subvention d’un million d’€uros, représentant la participation de la CASE à la construction de cet équipement sportif, le maire de Val de reuil avait préparé un coup de Jarnac, en glissant subrepticement au projet initial, une destination commerciale de cet équipement à savoir : vocation de palais des congrès en organisation de séminaires et fêtes en tout genre au seul profit de la ville de Val de reuil.
C’est ce qu’on appelle pudiquement un « détournement d’affectation » et un bras d’honneur à l’ensemble des communes qui composent la Case.
Il aurait même été distribué des « cartons rouges » à brandir au cas ou le Président, c'est-à-dire Franck Martin, refuse de mettre cette demande au vote.
EPILOGUE
Bien mal lui en prit, car c’est Patrick Madroux, rapporteur de la commission des finances qui prit la parole pour s’opposer violemment au hold-up de MAJ, relayé par Hubert Zoutu, maire d'Heudebouville, qui s’exclama : « jamais la CASE n'a validé ce projet de "palais des congrès ».
A la Case, tous les élus connaissent le souci de Patrick Madroux d’une gestion rigoureuse des deniers des contribuables. Il l’a prouvé comme 1° adjoint du Vaudreuil, chargé des finances.
Dès le lendemain, le Président de la Case écrivait au Président du Conseil général (propriétaire de la halle sportive) pour « obtenir les éclaircissements nécessaires, tant la provocation est lourde. » (lire la lettre de Franck Martin à la suite de cet article).
Lors de la réunion de bureau communautaire du 16 septembre, la question a été clairement posée au maire de Val-de-Reuil. Ses dénégations sont inscrites au compte rendu de la séance. (Voir encadré en cliquant dessus)
Il serait intéressant pour les Rolivalois et les électeurs du canton qui l’on élu comme conseillère général, de savoir quelle est la position de madame Lesoeur. Soutient-elle MAJ dans le gouffre financier prévu ? Soutient-elle le Président du Conseil général et les sportifs ? Est-elle solidaire de la majorité des élus de la Case dont elle est vice-présidente ? Silence radio !
Dommage que les cartons rouges aient été jetés dans les corbeilles, les élus de la Case auraient pu les brandir dans une autre direction.
Tel est prit qui croyait prendre, cette leçon vaut bien un froMAJ…
PS : Chers (é)lecteurs, ne pensez-vous pas que par ces temps de crise, ce million d’€uros aurait dû être pris en charge par la région, ce qui aurait permis à la Case d’aider vos communes ayant quelques problèmes budgétaires ?
LACAZE, la petite souris de Val de reuil
Lettre de Franck Martin au Président du Conseil général de l'Eure :
Monsieur le président, cher ami,
La halle d'athlétisme en cours de construction à Val-de-Reuil est un projet important. Nous avons à cœur de le mener à bonne fin. J'ai donc pris l'initiative d'inscrire à l'ordre du jour du conseil communautaire du 23 septembre, la participation financière de la CASE au financement de cet équipement, à hauteur d'un million d'euros.
Pour l'anecdote, j'ai pris le temps et le soin d'intervenir personnellement auprès du directeur des services du conseil général, à deux jours du vote, pour corriger des erreurs matérielles dans la rédaction de la délibération, susceptibles d'entraver la fluidité et la clarté de l'exposé.
Ma bonne volonté et ma bonne foi ne sauraient donc être mises en doute. Devant l'assemblée, ma présentation de la délibération n'a suscité aucune opposition et un vote positif semblait acquis, jusqu'à une ultime intervention dans le débat, celle de Marc-Antoine Jamet.
A la stupéfaction générale, le maire de Val de Reuil claironna alors que la halle d'athlétisme servirait également de palais des congrès au profit de la ville de Val-de-Reuil, accueillant salons, colloques, séminaires et congrès, créant ainsi un pôle de concurrence commerciale à l'équipement financé par le contrat d'agglomération que nous venons de signer.
Devant le tollé général et pour éviter un vote négatif, difficilement réversible ultérieurement, j'ai décidé de retirer la délibération de l'ordre du jour.
A aucun moment la CASE, sollicitée pour financer la halle d'athlétisme à hauteur d'un million d'euros, n'a été informée, autrement que par des rumeurs, d'une volonté d'utilisation commerciale de cet équipement sportif.
Cette duplicité a empêché la CASE de prendre clairement position sur l'option « palais des congrès », puisqu'elle a toujours été officiellement niée et qu'aucune pièce du dossier ne mentionne cette fonction.
Ainsi, lors de la réunion de bureau communautaire du 16 septembre, la question a été clairement posée au maire de Val-de-Reuil. Ses dénégations sont inscrites au compte rendu de la séance.
Le double langage est un paramètre stable et permanent de la relation qu'entretient le maire de Val de Reuil avec ses partenaires.
En revanche, je m'honore d'entretenir avec vous, monsieur le président, des relations de confiance, fiables et loyales, que monsieur Jamet, une nouvelle fois, met à l'épreuve.
Le conseil général est maître d'ouvrage de cette opération, propriétaire de cette halle. A plusieurs reprises, alerté par des déclarations ambigües, mais réservées à des cénacles rolivalois, je vous ai demandé si le conseil général validait l'option du palais des congrès de Val-de-Reuil, ce qui aurait sensiblement modifié la vocation de l'équipement que nous co-finançons.
Vous m'avez toujours répondu que non et même, en termes plus vigoureux, qu'il n'en était pas question. J'ai considéré cette réponse suffisante pour infirmer tout « on-dit ».
Aujourd'hui, nous sommes bien au delà de la rumeur.
Il s'en est fallu de quelques secondes pour que l'assemblée vote unanimement la dépense d'une somme importante qui aurait pu être utilisée à des fins différentes de celles exposées dans le dossier de financement.
Je vous demande donc de me préciser si le conseil général a tourné casaque et autorisé le détournement de la vocation d'un équipement, au départ réservé au sport d'élite, vers une utilisation commerciale au profit de la commune de Val-de-Reuil.
Si tel est le cas, pouvez vous me préciser quand et par quel truchement vous en avez informé les co-financeurs de cet équipement. Subsidiairement, j'aimerais savoir comment le maître d'ouvrage peut autoriser un tel usage commercial au profit d'un tiers sans mise en concurrence de sa délégation de service public.
Espérant une clarification rapide de ce dossier, seule susceptible d'apaiser une perturbation dont je me serais bien passé, Je vous prie de bien vouloir agréer, monsieur le président, l'expression de ma parfaite considération.
Franck Martin