Lors des Européennes, Europe Écologie avait insufflé un vent nouveau dans le paysage politique français. On pouvait légitimement espérer que l’essai se transforme lors des Régionales. En Haute-Normandie, c’était méconnaître les rivalités internes, les coteries et les « amicales » pressions du Parti socialiste.
On le voit dans le choix de la tête de liste de l’Eure qui se trouve secouée par les turbulences d’un sponsoring professionnel de 4/4 en opposition avec ses engagements d’écolo lave plus vert.
Faire appel à l’inénarrable bouffon de Bègles pour booster leur liste dans l’Eure était aussi une erreur vis-à-vis des Normands de terroir.
Exclure à la Soviétique Véronique Julien et Jean-Yves Guyomarch, tous deux Conseillers verts sortants, sous le prétexte de ne pas être des godillots serviles au PS, est là aussi une grave erreur. Eux seuls avaient émis d’extrêmes réserves au financement demandé au Conseil régional par le maire de Val de reuil pour l’installation de chaudières à gaz des immeubles IBS.
Comment peut-on faire encore confiance à des gens qui se sont aplatis devant 1% de budget consacré au développement durable et dont la région est la DERNIÈRE de la classe ICI et LA ?
Comme l’a fait sur son blog Denis Szalkowski, nous publions ci-dessous le commentaire de Jean-Yves Guyomarch paru sur le blog de Bernard Frau.
Edifiant sur les comportements de ceux qui sollicitent votre confiance au nom du vert-socialisme !
On comprend pourquoi Antoine BLANCHET figure en 3°position sur la liste ‘‘Alliance Pour la Normandie’’.
En rejoignant cette liste, le réseau Europe Ecologie préserve des liens avec les Ecologistes Indépendants d'Antoine Waechter et Bernard Frau dans la perspective de la recomposition de l'Ecologie politique qui se fera après les régionales.
Gildever
« La liste Haute-Normandie écologie est devenue en Haute-Normandie le rassemblement du n’importe quoi. Certains se découvrent soudainement une âme d’écologiste. Ils viennent du PS, de CAP 21…
les élections Européennes ont fait naître l’espoir d’une transformation de la société auprès des citoyens mais aussi des ambitions bassement électoralistes auprès d’hommes et de femmes politiques.
Je suis élu régional depuis 2004. J’avais posé ma candidature pour conduire la liste des Verts en Haute-Normandie. J’ai été exclu par une commission électorale des verts Hauts-Normands, il faut dire que celle-ci composée des familles Taleb et Bérégovoy et de leurs amis me donnait peu de chance de représenter une autre orientation politique pour les régionales. Philippe Hachet a également connu l’exclusion. Pourtant, son militantisme depuis de très nombreuses années est reconnu.
Pendant mes 6 ans au conseil régional, j’ai vu le groupe des élus verts accompagné docilement les politiques d’Alain Le Vern. Pas une seule motion en séance plénière pour marquer notre opposition à l’installation d’un EPR à Penly (d’ailleurs pas un mot dans le programme 2010 pour les régionales).
Les surfaces en agriculture biologique ont diminué. Les politiques de l’économie sociale et solidaire ont seulement permis de financer quelques projets et surtout des personnes qui se retrouvent aujourd’hui sur la liste Haute-Normandie Ecologie (par exemple: Perrine Gruyer tête de liste dans l’Eure) .
Les transports régionaux se sont développés… mais sous l’impulsion d’un vice président communiste.
C’est vrai, les écologistes se devaient de se présenter en autonomie aux régionales mais non pas pour préparer un second tour qui assurera l’élection des trois élus régionaux sortant verts et rouennais, mais pour proposer un projet de transformation.
Je regrette que les enjeux électifs aient éteint la construction d’un projet écologiste et écologique.
Je termine mes commentaires en apportant mon soutien à Philippe Hachet et en regrettant que le programme proposé par Haute-Normandie écologie soit bien moins ambitieux qu’en 2004 (pourtant en 2004, les Verts étaient sur une liste commune avec les socialistes dès le premier tour) .
Alors, est-ce bien surprenant que des élus comme Récher se trouvent courtisés par le porte-parole des Verts de l’Eure, Jérome Bourlet. De là à penser que Le Vern est plus écolo que Récher, il n’y a qu’un pas à franchir. Personnellement, je lirai avec attention les projets de tous les candidats pour faire un choix en mon âme et conscience écolo. »
Jean-Yves Guyomarch
Conseiller régional vert et sortant