Sur l’excellent blog Archépontin de Dominque Jachimiak, et à leur demande, figure un tract co-signé par CGT, CFE-CGC, NPA, PCF, PS, Les VERTS, relatif au tsunami économique qui sévit sur le canton. (voir ci-dessous le texte en italique).
Si nous sommes totalement solidaires des travailleurs éprouvés par cette situation, nous ne pouvons pas continuer de rester silencieux face à l’hypocrisie scandaleuse des élus de gauche et des syndicats signataires de ce tract. Il est temps que l’on dénonce cette manipulation qui consiste à « brailler » dans des manifestations dont on sait d’avance qu’elles sont sans résultat pour les travailleurs.
Explication de texte :
Les licenciements, on n’en veut plus
Ce slogan est soit puéril, soit une pure tromperie. Car qui peut aujourd’hui et qui a pu hier interdire des licenciements ou empêcher la fermeture d’entreprises ?
Les socialistes sous la Présidence de Mitterrand ?
Les socialistes sous le Gouvernement Jospin-Fabius-Aubry…dont Le Vern et Jamet sont les représentants en Haute Normandie ?
Tous ensemble, soyons a la marche pour l’emploi
Combien de godasses usées et d’illusions perdues par des marches sans lendemain ?
Les banques renflouées en une nuit par les Etats à coups de milliards l’an dernier annoncent des profits record ; elles ont repris leurs spéculations, semant la misère sur la planète pour alimenter leur profit immédiat.
Sur ce point, nous serons à moitié d’accord. A savoir qu’il fallait nécessairement sauver les banques pour éviter les faillites économiques et personnelles, notamment des petits épargnants, des artisans et des entreprises. Encore aurait-il fallut que l’Etat, à défaut de nationaliser ces banques, entrent dans leur capital avec un pouvoir de blocage et les obliger à revenir à leur métier premier : développer économiquement l’industrie et non spéculer honteusement.
Mais pour les salarié-e-s, la situation reste catastrophique: -pour celles et ceux qui ont encore du boulot, des augmentations ridicules ou même rien du tout, d’où la colère et les grèves comme chez Hercules
Les grèves ont-elles profitées aux travailleurs ? On peut raisonnablement en douter et se rappeler l’excellent et dramatique sketch de Coluche. Il aurait été plus profitable de militer pour exiger 50% d’actions aux salariés avec représentation identique aux Conseils d’administration. Malheureusement pour les salariés la Droite, le Patronat, la Gauche et les Syndicats n’en ont jamais rien voulu. Chacun préfère ‘‘brailler’’ comme on l’a vu à maintes et maintes fois sur Louviers, écharpes tricolores en bandoulière. Ce qui n’a pas empêché les fermetures de maintes et maintes entreprises : hypocrisie !
pour de plus en plus d’entre nous, c’est la casse industrielle qui se poursuit, avec son cortège de chômage partiel, de licenciements individuels ou de masse, de départs non remplacés, de délocalisations.
Le principal responsable des délocalisations, c’est la mondialisation voulue et acceptée par les gouvernements socialo-chiraquien. Aujourd’hui, le directeur de l’Organisation Mondiale du commerce est Pascal Lamy : Un socialiste français. Et les délocalisations continuent à tour de bras…
Chez M-real, la lutte est engagée contre la volonté des actionnaires finlandais de mettre 106 d’entre nous à la porte, en liquidant définitivement l’usine de pâte à papier, ce qui entraînerait très vite la disparition de l’unité de production de papier et la fermeture du site avec le licenciement de ses 416 salariés. Notre lutte avec votre soutien donnent des resultats :Nos grèves, nos manifestations à l’intérieur et à l’extérieur de l’usine ont déjà permis de repousser les délais de mise en œuvre du Plan Social, d’obtenir une expertise indépendante sous le contrôle des syndicats, financée par le Département et la Région et l’étude de nos solutions pour le redémarrage (entre autre la production d’électricité verte pour la chaudière et de bioéthanol pour l’usine de pâte).
De nouveau, c’est l’hypocrisie qui l’emporte. Les syndicats et les élus de gauche (comme de droite) savent pertinemment que la décision de fermeture définitive est irrévocable. Ce ne sont pas des défilés pour lutter contre la fermeture qui changeront quelque chose. Il serait plus judicieux et même indispensable de réfléchir et de faire participer les salariés concernés par la ré-industrialisation du site comme envisagé avec la plate-forme ‘‘tri-modiale’’. C’est près de 600 à 700 emplois prévisionnels.
Mais par ces temps de campagne électorale, nos socialistes-verts préfèrent défiler contre tout plutôt que de construire des emplois.
Pour l’interdiction des licenciements chez M-real, pour la défense de l’emploi de toutes et tous. Rien que dans notre secteur, la liste s’allonge : après Bosch, c’est au tour de Marco, chez Sealynx la dégringolade continue, et dans de multiples entreprises comme Portafeu, Dosapro, ça n’arrête pas… Souvent, seuls dans son coin, on se sent impuissant pour s’opposer au rouleau-compresseur patronal. Mais ici comme partout dans le pays, ça devient insupportable, il faut réagir avant qu’on se retrouve dans un désert industriel !
12 ans de gestion socialiste de notre région et aucune perspective industrielle. Voilà le résultat de ce « désert industriel » programmé !
Faute de compétences, faute de vision, faute d’une politique étriquée, faute d’idéologie d’assistanat, plutôt que de promouvoir les forces vives de notre région. Voilà le résultat de 12 ans de socialisme !
Marchez si vous voulez, mais réfléchissez à votre vote prochain.
Changez une équipe qui perd les emplois.
Demain, il sera trop tard !
Vildenay