Faute d’avoir abandonné ce que l’on appelait sous De Gaulle « le Plan » que Michel Rocard avait essayé, en vain, de rétablir sous Mitterrand, et qui permettait d’avoir une vision économique et industrielle pour l’avenir du pays ;
Faute d’avoir autorisé les dérégulations destructrices d’emploi, car essentiellement axées sur les produits financiers dont on voit bien aujourd’hui que des hommes sans loi et sans foi ont joué au casino avec de la monnaie qui ne leur appartenait pas ;
Faute que peu « d’ économistes distingués» nous aient alertés, ou ont eu l’accès aux médias pour le faire ;
L’ensemble du Monde, et bien évidemment notre pays et l’Europe, se trouvent devant une situation de catastrophe économique.
Le plus grave, c’est que ceux qui nous ont gouverné depuis plus de trente ans : Socialistes, communistes et Chiraquiens ont participé à l’instauration du libéralisme sauvage qui a eu notamment pour première conséquence l’écrasement de la « classe moyenne ».
Or, cette classe moyenne était le moteur principal de l’économie de marché.
Elle consommait avidement. Qui se souvient de la situation du smicard des années 60-70 ?
Il allait régulièrement au restaurant, pouvait s’offrir les sports d’hiver, changeait de voiture tous les 4 ans et bronzait l’été à coté des tentes Trigano à défaut de se rendre au club Med.
Voilà qui est dit !
Aujourd’hui, le sauvetage des entreprises et des banques mises à mal par les flibustiers en tout genre, avec la complicité des gouvernants, mériterait un tant soit peu de rigueur et d’honnêteté vis-à-vis des contribuables corvéables à merci. Ce sauvetage économique aurait impérativement nécessité une nationalisation de ces établissements.
Il n’est pas du rôle de l’Etat de fabriquer des voitures.
La prime automobile ne sera qu’une illusion de plus, faute de proposer des véhicules à moindre coût comme l’étaient la 2 CV ou la 4L au lendemain de la 3°Guerre mondiale. Car enfin, à part ceux qui pourraient acheter plus de voitures que de conducteurs, ce ne sont pas les précaires qui pourront se le permettre.
Il est aussi le rôle de l’Etat de sauver des entreprises viables dans un proche avenir, à condition d’une bonne gouvernance. Une fois le sauvetage opéré, nécessité oblige de remettre ces entreprises dans le circuit privé en privilégiant tous ceux qui ont participé à l’effort de remises à flots et donc prioritairement les salariés et les contribuables.
Il est impérativement du devoir de l’Etat d’investir massivement dans la recherche, l’innovation et la formation.
Des crédits colossaux sont alloués en matière de formation. Tout le monde sait que la plupart sont détournés de leur objectif pour alimenter d’autres fonctions… Cela doit cesser !
Les syndicats, par leurs grèves répétitives, à défaut de mobiliser les salariés précaires, ont participé largement à l’hémorragie de leurs adhérents. Plus grave, ils ont détruit gravement l’image de marque des services publics : grèves des transports publics, grèves scolaires en entraînant des mineurs dans les manifestations, grèves à chaque fois qu’une entreprise est en difficulté plutôt que de militer pour une véritable représentation dans les conseils d’Administration afin d’alerter les pouvoirs publics des dérives éventuelles.
Un pays sans un Service public fort, répondant aux besoins des citoyens, se dévalorise.
Faute de voir un changement radical dans la gouvernance des affaires.
Faute d’avoir une jeunesse qui peut espérer dans l’avenir alors que depuis plusieurs générations, ils constatent les difficultés économiques de leurs parents, est une jeunesse sacrifiée.
« La paix sociale » s’achetait à coup de crédits des ménages.
Aujourd’hui, faute d’avoir une classe moyenne en bonne santé économique et morale, après avoir courbé le dos en espérant depuis trente ans des jours meilleurs …la révolte commence à gronder.
Le plus grave, c’est que le principal parti d’opposition (le Parti Socialiste) est incapable de proposer une alternative crédible, innovante et dirigiste.
Faute d’alternative, c’est Danton et Robespierre qui reviennent au galop !
Attention : DANGER !
VILDENAY